Certains d’entre nous se
sentent déçus par les vaines promesses de
la modernité. La
mentalité actuelle se présente comme
individualiste
(engendrant ainsi la
solitude), agressive (car plaçant la compétition
au
sommet
des activités humaines),
et cupide (excitant des appétits multiples et de toutes
façons impossibles à
satisfaire tous). La frustration et la souffrance
en découlent.
De plus, la
prétendue intellectualité moderne se montre
incapable
d’expliquer profondément le
monde et ne prend dès lors celui-ci que comme
un corps
exploitable à merci,
sciant la branche sur laquelle tout le monde est assis. Elle est
marquée par le
mépris profond des autres formes de pensée, a
contribué à la souillure de
l’environnement, à l’injustice, chaque
jour plus flagrantes.
Elle
apparaît ainsi
très marquée par ce que la doctrine bouddhique
appelle
les
trois poisons :
l'ignorance, l’avidité et
l’aversion. Ces
trois poisons nous
empêchent de percevoir
notre nature profonde et nous enchaînent à la Roue
des
existences, le Samsâra.
La souffrance, que chacun de nous éprouve,
résulte de
l’action de ces trois
poisons.
Loin
de ces schémas modernes se situe la pensée
traditionnelle. En premier lieu, il
convient de faire une nette séparation entre la Tradition et
les
coutumes,
simples habitudes sociales, variables selon les lieux et les
époques et ayant
par là un champ restreint. Le terme Tradition signifie
transmission, comme l’a
rappelé
René
Guénon
(
Introduction
générale
à l'étude des
doctrines hindoues, Guy Trédaniel
éditeur, pages
75 et
suivantes). Il
s’agit de la connaissance s’écoulant
à
travers les générations, depuis des temps
immémoriaux, connaissance invariable
quant à son fond et toujours renouvelée quant
à
ses formes. En langue
française, l’œuvre de
René
Guénon constitue un
moyen d’accès remarquable à cette
connaissance. La
Tradition, dans une époque éprise de
nouveauté,
est souvent entendue comme
quelque chose d’un peu vieillot, au charme désuet.
Les anciens
sont, dans
l’optique moderne, pris comme de « gentils
ignorants », tandis que la
science moderne aurait enfin découvert les secrets de la
nature ! Ce
mépris, cette condescendance tournés contre les
anciens
relèvent du
préjugé, mode hélas habituel
de
réflexion chez certains.
Contrairement
à cette vision réductrice et fausse,
l’intellectualité traditionnelle
présente
un corps très élaboré de
pensée, pour peu
que l’on en comprenne l’essence et
les modes particuliers d’expression. Son essence est
l’unité,
unité sensible dans un monde où tout se situe en
interdépendance. Son
mode particulier
d’expression est le symbole. Symboliser signifie
étymologiquement « jeter
ensemble, réunir » (grec syn
bolein). Il
s’agit d’accéder à la
connaissance, toujours intérieure, en réunissant
des
phénomènes apparemment,
mais seulement apparemment, très différents.
Cette
intégration se fait à l’aide
de principes et par une pratique constante et assidue. A la
différence des
philosophies modernes, la Tradition ne se contente pas de vaines
spéculations
théoriques. Elle allie la connaissance avec la pratique,
chacune
se servant
réciproquement. Elle ne repose pas sur un endoctrinement,
mais
invite à être
vérifiée et vivifiée constamment par
la pratique.
L'astrologie
et la Tradition
L’astrologie
prend place dans la Tradition, au sein des sciences en
émanant.
Pour prendre
l’image de l’arbre en
haut de page,
elle est une des
branches du
tronc représentant le cœur de la Tradition.
L’astrologie
traditionnelle est
très éloignée de la caricature
qu’en font les
marchands d’horoscopes. Ceux-ci
lui ont fait une publicité proprement
désastreuse. Ils en
ont éloigné de
nombreux esprits pourtant dotés d’un fort
potentiel
intellectuel. L’astrologie
traditionnelle n’a pas pour propos principal la divination,
la
prédiction. Celles-ci
ne constituent qu’une de ses possibilités
d’application.
L’astrologie permet
avant tout de comprendre l’Univers, le Cosmos, cosmos
signifiant en
grec
l’ordre.
Lao Tseu a
dit : « connaître
les autres, c’est la sagesse »,
« se connaître soi-même,
c’est sagesse
supérieure ».
L’astrologie traditionnelle
contribue à ces deux formes de
sagesse. Elle rend
intelligible la nature des êtres et des choses. Petit
à
petit, l’intelligence
se libère des carcans conformistes l’enserrant.
Une nouvelle
vision du monde
naît. Se produit l’apprentissage de la
sérénité et de la
tolérance. L’être
retrouve graduellement la liberté que les conceptions
erronées qui lui sont
inculquées depuis son enfance ont
adultérée.
Beaucoup pensent ainsi que
l’astrologie n’a aucune base sérieuse. Ils en
restent à
ce que leur éducation
moderne leur a suggéré : il ne peut y
avoir
d’influence des planètes sur les
êtres peuplant la terre, aucune
« radiation » ou autre
n’étant
décelable.
Ainsi, l’astrologie serait fausse sur ses principes. Comme
à peu
près toutes
les questions suscitées par l’ignorance moderne
(Dieu
existe-t-il ?
L’individu est-il autonome ? par exemples), elle est
mal
formulée. Il n’y
a pas d’influence des astres sur le cours de notre existence,
ceci
n’empêchant
pas la pertinence de l’astrologie. La
réalité est qu’une
force unique dirige le
monde, comme le centre d’une roue orchestre le mouvement de
celle-ci.
Hommes,
femmes, planètes, objets sont mus par ce principe unique.
Etant
tous liés entre
eux, comme les points d’un cercle, il existe des
correspondances, des
analogies
entre les mouvements des astres et les changements se produisant sur
Terre.
Autrement dit, le ciel peut nous apparaître comme un grand
livre
s’écrivant
comme s’écrivent nos vies humaines. Le
décryptage de ces
données relève de
l’astrologie. Comme le relevait
René
Guénon (
Autorité
spirituelle et
pouvoir temporel, Guy Trédaniel, éd.
Véga, p.
22 et 23), « les lois
[du mouvement des astres] traduisent physiquement les principes
métaphysiques
dont elles dépendent ; et c’est
là-dessus que
reposait la véritable
astrologie des anciens ». La recherche
« d’influences
astrales », sous forme de
« rayonnements »,
« d’ondes », de
« radiations » émises
par les
planètes sur
les individus et la Terre nous paraît ainsi autant inutile
que
vaine. Cette
quête témoigne de
l’incapacité de la
mentalité moderne à concevoir autre chose
que des apparences sensibles et mesurables.
Pour
de
plus amples explications des principes à
l’œuvre, nous
proposons au lecteur de se reporter à l’introduction
à
l’astrologie.
Astrologie et
Principes
L’astrologie
traditionnelle n’a rien d’un monde inaccessible.
L’esprit traditionnel
veut que
l’on résolve les éventuelles questions
par des principes.
Un principe
est une origine, le latin principium signifiant
premier,
origine.
Il
s’agit pour nous de remonter à la source et
d’y puiser la
connaissance
nécessaire. Contre le foisonnement des règles,
des
sentences figées, nous
proposons de résoudre les questions
d’interprétation
astrologique par des
principes peu nombreux, mais suffisamment primordiaux pour traiter
n’importe quel
thème efficacement. Les règles
limitées,
multipliées rigidifient l’esprit. Une
attitude dure finit toujours par se briser, par échouer. La
voie
que nous
proposons est autre. Elle consiste à découvrir le
raisonnement traditionnel,
qui n’a rien de systématique, mais au contraire
est tout
souplesse. Ce
raisonnement traditionnel, concernant l’astrologie,
s’appuie sur deux
principes :
la loi d’analogie et la loi de
complémentarité. Ces
principes traversent toute
la Tradition. Pour ceux souhaitant se pencher sur
l’intellectualité
traditionnelle, nous conseillons d’étudier et
d’approfondir
l’œuvre de René
Guénon, le plus grand
ésotériste de notre
époque ayant publié en langue
française. En connaissant, en
« sentant »
ces principes, tout peut
être retrouvé simplement. Ceci est accessible par
l’étude. Il s’agit
d’éviter
le verbiage et donc de présenter un corps doctrinal
cohérent. Cette cohérence
ne peut être obtenue qu’en se
référant à des
principes, à une unité de pensée.
Cette unité n’a rien d’une
uniformité, comme l’attestent
les multiples formes
que revêt la Tradition. En développant
l’esprit
traditionnel, il est ensuite
possible de passer d’une branche à
l’autre, de découvrir
la médecine
traditionnelle chinoise, le Yi Jing, la Kabbale, les symbolismes
divers, les
pratiques spirituelles orientales et occidentales,
l’homéopathie, les arts traditionnels, etc.
L’astrologie constitue un formidable moyen
d’accès à ces
puits de connaissance.
Ce que propose
l'association "La voie du milieu"
Nous
proposons ainsi
des moyens d’accéder à
l’intelligence astrologique.
L’association « voie du milieu » s’emploie à
diffuser,
progressivement et dans la mesure
de ses moyens, les connaissances nécessaires, sous forme de
livres, d’articles,
d’études
de thèmes, de conseils
bibliographiques, de
cours, abordables
à tous. Nous
commençons par un ouvrage
posant les bases de l'astrologie traditionnelle, suivi d'un autre sur l'interprétation. Nous invitons tous ceux ayant des
suggestions, des
questions, ayant envie d’apprendre l’astrologie
traditionnelle et/ou
d’échanger
à ce propos à nous contacter.
Nous souhaitons partager
notre expérience et
fournissons ici à titre d’exemple une
série de travaux :
l’introduction au
premier
ouvrage posant les bases de l’astrologie traditionnelle,
permettant
de
présenter plus en avant celle-ci, des
articles sur une question
ayant fait
couler beaucoup d’encre, celle du déterminisme,
de la
fatalité et de la
liberté au regard de l’astrologie et de la
Tradition, sur l'analogie,
sur les Zodiaques
sidéral et tropical, sur les crises,
sur la symbolisation
du coeur en
astrologie traditionnelle...
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